Le billard français appelé billard carambole, trouve ses origines au XVe siècle où l'on jouait, en extérieur, à une sorte de jeu de croquet. C'est Louis XI qui fait élever le jeu sur table et avec le temps, il est entré dans les salons et les cours royales, surtout en France, où il est rapidement devenu un jeu apprécié par la noblesse.
Au XVIIe siècle, les tables évoluent : on ajoute des bandes en bois puis en caoutchouc, ce qui permet aux billes de rebondir et ouvre la voie à un jeu plus technique. C’est aussi à cette époque que la queue remplace peu à peu le maillet, donnant plus de précision aux coups.
Le grand tournant arrive au XIXe siècle avec l’invention du procédé en cuir de MAINGAUD qui vient s'appliquer au bout de la canne. Cette innovation permet de donner de l’effet à la bille, ce qui transforme complètement le jeu et fait naître le billard de précision que l’on connaît aujourd’hui.
Le principe du billard français se distingue alors clairement : pas de poches, seulement trois billes sur la table et l’objectif est de réaliser des carambolages en touchant les deux billes avec la sienne.
Après le jeu de la libre, au fil du temps plusieurs disciplines apparaissent, comme le cadre, la bande, le 5 quilles et surtout le 3 bandes, aujourd’hui la forme la plus prestigieuse en compétition internationale.
Au XXe siècle, le billard français se structure avec des fédérations, des championnats nationaux et mondiaux et une vraie reconnaissance sportive. Il reste très présent en France, en Belgique, aux Pays-Bas et dans plusieurs pays d’Asie.
Aujourd’hui, le billard carambole est à la fois un sport de haut niveau et un jeu convivial, mêlant tradition, précision et réflexion — un bel héritage de plusieurs siècles d’histoire.
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